Comment réduire les risques de la consommation d’alcool ?
La consommation d’alcool présente des risques pour la santé. Pour les limiter, des repères de consommation à moindre risque existent. Des outils d’auto-évaluation sont disponibles ainsi qu'un accompagnement par les professionnels de santé. Le site Alcool Info Service recense l’ensemble des ressources et aides accessibles.
Les repères de consommation d’alcool
Il n’y a pas de consommation d’alcool sans risque. Les risques liés à la consommation d’alcool, pour la santé, augmentent au cours de la vie avec la quantité consommée.
Toutefois, un avis émis en 2017 par un groupe d’experts missionnés par Santé publique France et l’INCa a défini des risques jugés acceptables et propose une valeur repère unique pour les deux sexes, exprimée sous la forme d’un nombre de verres standards : pas plus de 10 verres standards par semaine et pas plus de 2 verres standards par jour. Ces mêmes experts recommandent d'avoir des jours dans la semaine sans consommation d’alcool et, pour chaque occasion de consommation, de :
- réduire la quantité totale d’alcool bue à chaque occasion
- boire lentement, en mangeant et en alternant avec de l’eau
- éviter les lieux et les activités à risque
- s'assurer d’être entouré de personnes de confiance et de pouvoir rentrer chez soi en toute sécurité
Ces repères peuvent être synthétisés par cette formulation :
« POUR VOTRE SANTE, L'ALCOOL C'EST MAXIMUM 2 VERRES PAR JOUR ET PAS TOUS LES JOURS »
D'une façon générale, l'option la plus sûre est de ne pas consommer d'alcool dans les situations suivantes :
- pendant toute la durée de la grossesse et de l’allaitement
- pendant l’enfance, l’adolescence et toute la période de la croissance
- en cas de conduite automobile
- en cas de pratique de sports à risque
- en cas de consommation de certains médicaments
- en cas d’existence de certaines maladies
Pour mémoire, un « verre standard » tel que servi dans un bar ou un restaurant contient 10 grammes d’alcool pur, quel que soit le type de boisson alcoolisée (vin, bière ou spiritueux).
La prévention des risques
Les risques à long terme associés à la consommation d'alcool sont encore peu connus et minimisés ou relativisés, et souvent mis à distance par les consommateurs. Il est donc important de pouvoir repérer, informer et aider les personnes ayant une consommation à risque, c’est-à-dire au-dessus des repères de consommation. Le rôle proactif sur professionnel de santé est essentiel.
L’outil alcoometre permet d'évaluer sa consommation et connaître les risques pris. Il peut être fait en autonomie ou être proposé par des professionnels de santé à leurs patients.
Les médecins généralistes ou les professionnels de santé de premier recours (sages-femmes, gynécologues obstétriciens, pharmaciens…), sont les acteurs privilégiés du repérage des consommations d’alcool à risque. En repérant ces patients et en pratiquant si besoin une intervention dite « brève », ils ont l’opportunité de les informer des risques liés à leur consommation d’alcool, de les encourager et accompagner vers une réduction de leur consommation. Cette étape de repérage est cruciale car les buveurs non dépendants ont plus de facilité à réduire ou à arrêter leur consommation d’alcool, avec une aide et un effort appropriés, que les buveurs déjà dépendants. Il est recommandé de le faire au moins une fois par an, et à tout moment jugé opportun (étapes de la vie, problématique de santé, prescription d’un médicament ayant des interactions avec l’alcool, etc.). Certaines situations à risque sont également l’occasion d’en parler : grossesse, conduite de véhicule, conditions de stress psychosocial (échec scolaire, examens, changement de travail, etc.).
Les professionnels de santé peuvent agir à plusieurs niveaux :
- Chez les patients dont l'usage est à faible risque, l'objectif sera de renforcer les conduites favorables à la santé (prévention primaire).
- Chez les patients chez qui le médecin a repéré une consommation à risque (dépassement des repères) voire un usage nocif, l'intervention "brève" permettra d’éviter l’évolution vers des complications, de réduire les dommages consécutifs à ce comportement, et d’améliorer la qualité de vie des patients.
- Chez les patients ayant un trouble dû à l'usage de l'alcool prononcé ou dépendants, une orientation vers une structure spécialisée de prise en charge pourra être faite.
Repérage précoce et intervention brève (RPIB)
Le RPIB est une procédure de prévention visant à repérer une consommation de substances psychoactives, ici l’alcool, et à entraîner une baisse de celle-ci.
Il concerne principalement les personnes non alcoolo-dépendantes. Les personnes dépendantes peuvent, après la phase de repérage, être réorientées vers des structures spécialisées en addictologie.
Le RPIB se déroule en deux étapes :
- Repérage : c'est le recueil des consommations déclarées et l’évaluation des risques grâce à un questionnaire
- Intervention brève : elle s’organise sous la forme d’un entretien motivationnel.
De nombreuses études montrent que le RPIB est une stratégie efficace pour faire diminuer les consommations. Des interventions plus longues ne sont pas nécessairement associées à une réduction significativement plus importante des consommations.
En pratique : repérage précoce
Le repérage précoce a pour objectif de déterminer les consommations à risque Pour cela, il convient de questionner le patient sur son niveau de consommation, notamment en termes de quantité et de fréquence. Il vaut mieux privilégier des questions précises (p. ex. : « Combien de verres d’alcool buvez-vous par semaine ? ») que des questions vagues (p. ex. : « Buvez-vous de l’alcool ? ») auxquelles il est parfois difficile de répondre.
Pour faciliter le recueil, il existe un grand nombre de questionnaires différents selon les types de substances qu’ils évaluent. Concernant l’alcool, deux des questionnaires les plus utilisés sont :
- AUDIT (Alcohol Use Disorders Identification Test)
- et FACE (Fast Alcohol Consumption Evaluation)
AUDIT, développé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), est composé de 10 questions qui évaluent l’état des consommations déclarées des douze derniers mois. Les questions mesurent la fréquence de la consommation d’alcool, la dépendance et les problèmes engendrés par la prise d’alcool.
On suspectera un mésusage [dépendance] :
- chez les hommes avec un score de 7 ou plus [>12]
- chez les femmes avec score de 6 ou plus [>12].
| Score | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Questions | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 |
| 1. À quelle fréquence vous arrive-t-il de consommer des boissons contenant de l’alcool ? | Jamais | 1 fois par mois ou moins | 2 à 4 fois par mois | 2 à 3 fois par semaine | Au moins 4 fois par semaine |
| 2. Combien de verres standard buvez-vous au cours d’une journée ordinaire où vous buvez de l’alcool ? | 1 ou 2 | 3 ou 4 | 5 ou 6 | 7 à 9 | 10 ou plus |
| 3. Au cours d’une même occasion, à quelle fréquence vous arrive-t-il de boire six verres standard ou plus ? | Jamais
| Moins de 1 fois par mois | 1 fois par mois | 1 fois par semaine | Tous les jours ou presque |
| 4. Au cours de l’année écoulée, à quelle fréquence avez-vous constaté que vous n’étiez plus capable de vous arrêter de boire une fois que vous aviez commencé ? | Jamais
| Moins de 1 fois par mois | 1 fois par mois | 1 fois par semaine | Tous les jours ou presque |
| 5. Au cours de l’année écoulée, à quelle fréquence le fait d’avoir bu de l’alcool vous a-t-il empêché de faire ce qui était normalement attendu de vous ? | Jamais
| Moins de 1 fois par mois | 1 fois par mois | 1 fois par semaine | Tous les jours ou presque |
| 6. Au cours de l’année écoulée, à quelle fréquence, après une période de forte consommation, avez-vous dû boire de l’alcool dès le matin pour vous sentir en forme ? | Jamais
| Moins de 1 fois par mois | 1 fois par mois | 1 fois par semaine | Tous les jours ou presque |
| 7. Au cours de l’année écoulée, à quelle fréquence avez-vous eu un sentiment de culpabilité ou de regret après avoir bu ? | Jamais
| Moins de 1 fois par mois | 1 fois par mois | 1 fois par semaine | Tous les jours ou presque |
| 8. Au cours de l’année écoulée, à quelle fréquence avez-vous été incapable de vous souvenir de ce qui s’était passé la nuit précédente parce que vous aviez bu ? | Jamais
| Moins de 1 fois par mois | 1 fois par mois | 1 fois par semaine | Tous les jours ou presque |
9. Vous êtes-vous blessé ou avez-vous blessé quelqu’un parce que vous aviez bu ?
| Non
| / | Oui mais pas au cours de l’année écoulée | / | Oui, au cours de l’année |
| 10. Est-ce qu’un ami ou un médecin ou un autre professionnel de santé s’est déjà préoccupé de votre consommation d’alcool et vous a conseillé de la diminuer ? | Non
| / | Oui mais pas au cours de l’année écoulée | / | Oui, au cours de l’année |
Le questionnaire FACE est basé sur une version simplifiée d'AUDIT. Il est composé de 5 questions notées de 0 à 4. Les questions 1 à 2 évaluent la consommation d’alcool déclarée des douze derniers mois et les questions 3 à 5, l’alcoolisation à risque et la dépendance en vie entière. Il a l’avantage d’être extrêmement rapide et donc facilement réalisable au cours d’une consultation.
On suspectera un mésusage :
- chez les hommes pour un score ≥ 5,
- chez les femmes pour un score ≥ 4.
| Score | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Questions | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 |
| 1. À quelle fréquence vous arrive-t-il de consommer des boissons contenant de l’alcool ? | Jamais | 1 fois par mois ou moins | 2 à 4 fois par mois | 2 à 3 fois par semaine | Au moins 4 fois par semaine |
| 2. Combien de verres standard buvez-vous au cours d’une journée ordinaire où vous buvez de l’alcool ? | 1 ou 2 | 3 ou 4 | 5 ou 6 | 7 à 9 | 10 ou plus |
| 3. Votre entourage vous a-t-il déjà fait des remarques au sujet de votre consommation d’alcool ? | Non | / | / | / | Oui |
| 4. Avez-vous déjà eu besoin d’alcool le matin pour vous sentir en forme ? | Non | / | / | / | Oui |
| 5. Vous arrive-t-il de boire et de ne plus vous souvenir ensuite de ce que vous avez pu dire ou faire ? | Non | / | / | / | Oui |
Intervention brève
Un renforcement des conduites favorables à la santé doit être proposée à tout consommateur qui dépasse les repères de consommation à moindre risque. Une intervention brève peut être réalisée : elle vise à motiver un changement de comportement chez les consommateurs. Elle s'organise sous la forme d'un entretien motivationnel. Elle doit être proposée, en particulier pour les personnes avant les scores de mésusage suivants :
- Hommes avec un score de 7 à 12 au questionnaire AUDIT ou de 5 à 9 au questionnaire FACE.
- Femmes avec un score de 6 à 12 au questionnaire AUDIT ou de 4 à 9 au questionnaire FACE.
D'une durée variable de 5 à 20 minutes, l’intervention brève peut être unique ou répétée.
Les étapes conseillées sont :
| Informer | Restituer les résultats des questionnaires de consommation. Informer sur les risques concernant la consommation d'alcool. |
| Echanger | Evaluer les risques personnels et situationnels. Identifier les représentations et les attentes du patient. Echanger sur l’intérêt personnel de l’arrêt ou de la réduction de la consommation. |
| Définir des objectifs | Proposer des objectifs et laisser le choix. L’élément apparaissant le plus efficace est d’encourager l’auto-évaluation de la consommation, c’est-à-dire demander à la personne de consigner quotidiennement le nombre de verres consommés Evaluer la motivation, le bon moment et la confiance dans la réussite de la réduction ou de l’arrêt de la consommation. Donner la possibilité de réévaluer dans une autre consultation. Un deuxième élément efficace est de susciter régulièrement l’engagement de la personne dans la réduction de la consommation |
| Orienter | Remettre une brochure / orienter vers un site, application, forum, association, aide à distance… |
L’intervention s’appuie sur l’entretien motivationnel fondé sur l’empathie, pour renforcer la motivation de l’individu et lui apporter des informations tout en respectant ses choix et son ambivalence. Le succès repose grandement sur la qualité de la relation et notamment la confiance entre le patient et le professionnel. Il ne faut pas hésiter à orienter les personnes vers des structures spécialisées.
Prévention de la consommation d’alcool pendant la grossesse
L’alcool est toxique tout au long de la grossesse, notamment pour le cerveau. Toutes les consommations sont considérées à risque car aucune dose de non toxicité pour le fœtus n’a été déterminée. Par principe de précaution, il est donc recommandé de ne pas boire d’alcool pendant la grossesse, voire dès le projet d’enfant. En cas de consommation, il est bénéfique d’arrêter de boire de l’alcool quel que soit le moment de la grossesse. Il est également recommandé de ne pas boire d’alcool pendant l’allaitement.
Sans culpabiliser la femme enceinte, l’entourage peut avoir un rôle de soutien (par exemple : ne pas consommer d’alcool en sa présence, proposer d’autres activités, etc.).
Lorsque l’on est un professionnel de santé, la question de la consommation d’alcool pendant la grossesse doit être abordée avec chaque patiente, de façon systématique. Plusieurs moments sont opportuns mais le plus tôt est le mieux.
- En préconceptionnel
- Lors de la déclaration de grossesse
- Lors de l’entretien prénatal précoce
- Lors d’une consultation de suivi
- Lors des séances de préparation à l’accouchement
De nombreux questionnaires sont utilisables mais ils ne peuvent se substituer au dialogue. Ils peuvent cependant être facilitants en permettant et en alimentant le dialogue. Le T-ACE est le test qui est généralement utilisé.
Outre la grossesse, chez les femmes en âge de procréer, les consultations gynécologiques et médicales permettent, au même titre que l’on aborde la consommation de tabac, de dépister en parallèle une consommation d’alcool et d’informer sur les risques pour la santé et obstétricaux.
Dépister une consommation d’alcool pendant la grossesse renvoie à un triple enjeu de santé :
- le développement du fœtus pour limiter l'exposition et/ou en réduire ses effets ;
- le déroulement de la grossesse ;
- les conséquences de l’alcool sur la santé de la femme.
Les troubles causés par l’alcoolisation fœtale (TCAF) correspondent à un spectre entier de troubles dont la prise en charge permet d'en réduire uniquement les impacts et qui sont évitables grâce une prévention efficace.
Le risque existe depuis la conception et se prolonge jusqu'à la fin de la grossesse (voire après l’accouchement en cas d’allaitement). La prévention est bénéfique quel que soit le moment de la grossesse ; il n'est jamais trop tard pour aborder le sujet.
Aborder la question de la consommation peut être difficile, car il faut dépasser le poids social et culturel de l’alcool qui s’exerce à la fois sur le patient et sur le professionnel de santé ; mais plus on en parle, plus on est à l’aise !
Tous les professionnels peuvent relayer le message de non consommation d’alcool pendant la grossesse, par exemple, à l'occasion de dosage d'HCG sanguins, à l'occasion de ventes de tests de grossesse ou d'ovulation, à l'occasion des démarches administratives (déclaration de grossesse...). Il faut avoir en tête qu’il est rare que les femmes enceintes parlent spontanément du sujet de l’alcool.
Pour dépister une consommation, c’est donc au professionnel d’être proactif. Le professionnel doit savoir que :
- La consommation existe dans toutes les catégories socio-professionnelles (et un peu plus parmi les catégories sociales favorisées) et dans toutes les régions.
- Certaines femmes enceintes peuvent avoir des difficultés avec leur consommation d’alcool, qu’elles en aient déjà conscience ou pas. Un suivi par des professionnels spécialistes (addictologues) peut leur être proposé. Pour celles qui sont déjà suivies, la question de la maternité et de la parentalité doit être intégrée précocement pour accompagner de façon anticipée les projets de grossesse et se mettre en contact au besoin avec une équipe capable d’accompagner la période périnatale. Les femmes en situation de dépendance sont les femmes les plus exposées au risque d’un syndrome d'alcoolisation foetale pour leur bébé. Il faut être vigilant pour ces femmes qui peuvent présenter plusieurs facteurs de vulnérabilité (précarité, violence conjugale…). Au cours du suivi, il est important de s’enquérir de la santé des enfants déjà nés pour donner à la femme les informations nécessaires au dépistage d’éventuels TCAF.
- L’angle de la consommation pendant la grossesse est une bonne manière de parler de la toxicité de l'alcool. C’est une porte d’entrée permettant d’introduire les bénéfices à la réduction de la consommation d’alcool en général.
Tout professionnel est susceptible de repérer une consommation d’alcool pendant la grossesse.
De nombreux questionnaires sont utilisables mais ils ne peuvent se substituer au dialogue. Ils peuvent néanmoins être facilitants en alimentant la discussion avec la patiente. Ils peuvent être proposés dans le cadre d’auto-questionnaire dans la salle d’attente par exemple. Les premières questions du test AUDIT et le questionnaire FACE peuvent ainsi être utilisés. Le T-ACE peut également être utilisé en auto-questionnaire pour identifier les grandes consommatrices.
- T = TOLÉRANCE : Combien de verres d’alcool consommez-vous avant d’en ressentir l’effet ? 0 verre = 0 point, 1 ou 2 verres = 1 point ; > 2 verres = 2 points
- A = AGACEMENT : Vous est-il arrivé d’être agacée quand quelqu’un vous a dit que vous devriez diminuer votre consommation d’alcool ? Non (0 point) / Oui (1 point)
- C = CESSATION : Avez-vous déjà pensé que vous devriez diminuer votre consommation ? Non (0 point) / Oui (1 point)
- E : EVEIL : Vous arrive-t-il de boire au réveil pour vous aider à démarrer ou pour vous remettre des conséquences d’une soirée trop arrosée ? Non (0 point) / Oui (1 point)
Résultat : un score ≥ 2 : indique probablement un problème d’alcool, une évaluation approfondie est nécessaire.
Il existe également un auto-questionnaire développé par le Groupe d’étude grossesse & addiction (GEGA) qui permet de faciliter la communication entre les femmes enceintes et les professionnels impliqués dans le suivi de la grossesse.
Par ailleurs, des formations pour les professionnels existent pour se sensibiliser ou approfondir sa pratique et ses connaissances.
Pour en savoir plus
- Guillemont J, Cogordan C, Nalpas B, et al. Effectiveness of a web-based intervention to reduce alcohol consumption among French hazardous drinkers: a randomized controlled trial. Health Educ Res. 2017 Aug 1;32(4):332-342.
- Mésusage de l’alcool : dépistage, diagnostic et traitement. Recommandations de la SFA 2023.
- Outil d'aide au repérage précoce et intervention brève - alcool, cannabis, tabac chez l'adulte | Haute Autorité de santé
- Alcool et grossesse : troubles causés par l'alcoolisation foetale | Haute Autorité de santé
- Alcool et grossesse, parlons-en. Guide à l'usage des professionnels | Ministère chargé de la santé
- Premiers gestes en alcoologie, 2023 | Respadd
- www.alcool-info-service.fr
- https://www.1000-premiers-jours.fr