Anomalies et malformations congénitales

Anomalies congénitales

Les anomalies congénitales sont des défauts structurels affectant un ou plusieurs organes, survenant au cours de la grossesse, majoritairement durant le premier trimestre (embryogenèse). Santé publique France surveille en continu les anomalies congénitales pour analyser leur évolution dans le temps et les différences géographiques de fréquence.

Nos missions

  • Surveiller et analyser la fréquence de survenue des anomalies congénitales pour détecter d’éventuels phénomènes émergents
  • Contribuer à des investigations épidémiologiques locales suite à des signalements de suspicions de regroupements inhabituels 
  • Informer le grand public et acteurs concernés en rendant accessibles les résultats épidémiologiques pour améliorer la prévention et la santé des personnes atteintes par la maladie
  • Animer et soutenir l’action des registres populationnels dans le domaine de la surveillance et de l’évaluation des actions de santé publique

Données

Une progression du nombre de naissances avec au moins une anomalie congénitale 

En 2022, la prévalence des cas atteints d’au moins une anomalie congénitale majeure (selon la classification d’EUROCAT) s’élevait à 342,0 cas pour 10 000 naissances totales, soit 1 cas sur 29 naissances. L’analyse de tendance révèle une augmentation significative depuis 2012, avec une progression moyenne de 0,6 % par an. 

Si on considère l’issue de grossesse, les données se répartissent comme suit :

  • naissances vivantes : la prévalence était de 256,2 cas pour 10 000 naissances vivantes (environ 75 % des cas), stable pendant la période ;

  • interruption volontaire de grossesse (IMG) pour anomalie : la prévalence était de 80,9 cas pour 10 000 naissances totales, avec une hausse moyenne de 1,0 % par an entre 2012 et 2020 ;

  • morts-nés : la prévalence s’élevait à 7,4 cas pour 10 000 naissances totales, globalement stable, avec une hausse ponctuelle en 2022.

Evolution de la prévalence des cas atteints d’anomalies congénitales entre 2012 et 2022 selon l’issue de grossesse (pour 10 000 naissances totales)

Tendance : naissances totales APC 2012-2022 : +0,6% / IMG APC 2012-2020 : +1,0%
IMG = interruption médicale de grossesse
Source - Registres populationnels des anomalies congénitales : Antilles, Auvergne, Bretagne, Paris et la Réunion.

Les anomalies cardiaques, génétiques et des membres sont les anomalies congénitales les plus fréquentes

Les anomalies congénitales les plus fréquentes étaient : 

  • les anomalies cardiaques (95,2 cas / 10 000 naissances totales), 

  • les anomalies génétiques (incluant les anomalies chromosomiques et autres : 78,8 cas / 10 000 naissances totales), 

  • les anomalies des membres (incluant les anomalies réductionnelles, les polydactylies, pieds bots, etc. : 70,3 cas / 10 000 naissances totales). 

Les anomalies les moins fréquentes (prévalence <10 cas pour 10 000 naissances totales) concernaient :

  • les anomalie de l’oreille, de la face et du cou, 

  • les anomalies respiratoires 

  • les anomalies de l’œil.

Prévalence des cas atteints d’anomalies congénitales parmi les naissances totales, selon le groupe d’anomalie

Sources : registres de Antilles, Auvergne, Bretagne, Paris et la Réunion 2019-2021
Note = un même fœtus, nouveau-né ou enfants atteints de plusieurs groupes d’anomalies peut être compté dans plusieurs des barres correspondantes du graphique. Par exemple, un fœtus présentant une malformation cardiaque congénitale, une anomalie des membres et une anomalie génétique, serait représenté dans les trois barres respectives.

Les anomalies génétiques sont les anomalies congénitales les plus fréquentes en cas d’interruptions médicales de grossesse 

Les groupes d’anomalies congénitales les plus fréquents parmi les naissances vivantes étaient :

  • les anomalies cardiaques (78,5 cas / 10 000 naissances vivantes), 

  • les anomalies de membres (58,6 cas / 10 000 naissances vivantes), 

  • les anomalies du rein et tractus urinaire (51,5 cas / 10 000 naissances vivantes). 

Les groupes d’anomalies congénitales ayant le plus fréquemment conduit à une IMG étaient :

  • les anomalies génétiques (54,5 cas /10 000 naissances totales,

  • les anomalies du système nerveux central (23,8 cas /10 000 naissances totales), 

  • les anomalies cardiaques (15,7 cas /10 000 naissances totales).

Prévalence des cas atteints d’anomalies congénitales selon l’issue de grossesse (naissances vivantes et IMG), par groupe d’anomalie congénitale

Sources: registres de Antilles, Auvergne, Bretagne, Paris et la Réunion 2019-2021
IMG= interruption médicale de grossesse
Note (1) Un même fœtus, nouveau-né ou enfant atteint de plusieurs groupes d’anomalies peut être compté dans plusieurs des barres correspondantes du graphique.
Note (2) Les morts fœtales ont été exclues de cette analyse en raison de leurs faibles prévalences.

De nombreuses anomalies congénitales diagnostiquées avant la naissance

Entre 2019 et 2021, près de 60 % des anomalies congénitales ont été diagnostiquées en prénatal. Certains groupes d’anomalies présentaient  des taux particulièrement élevés (supérieurs à 75 %), notamment pour les anomalies de la paroi abdominale, rénales et urinaires, génétiques (chromosomiques et autres) et du système nerveux central.

À l’inverse, les groupes d’anomalies majoritairement diagnostiquées en postnatal incluent celles dont la détection repose sur l’examen clinique plutôt que sur l’échographie prénatale. Il s’agit notamment des anomalies génitales, oculaires, des oreilles, du visage et du cou. 

Répartition des cas atteints d’anomalies congénitales parmi les naissances totales selon le groupe d’anomalie et le moment du diagnostic (prénatal ou postnatal)

Sources: registres de Antilles, Auvergne, Bretagne, Paris et la Réunion 2019-2021
Note= un même fœtus, nouveau-né ou enfant atteint de plusieurs groupes d’anomalies peut être compté dans plusieurs des barres correspondantes du graphique.

L’âge maternel avancé, un facteur de risque majeur d’aneuploïdies

La prévalence des anomalies associées à une anomalie génétique (dont chromosomique) était 8 fois plus élevée chez les mères ≥ 40 ans (317,9/10 000 naissances) que chez celles < 25 ans (41,2/10 000 naissances), principalement en raison des aneuploïdies.

Prévalence des cas d’anomalies congénitales, associées ou non à une anomalie génétique, parmi les naissances totales, selon l’âge maternel

Sources: registres de Antilles, Auvergne, Bretagne, Paris et la Réunion 2019-2021

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8 juillet 2026

Surveillance épidémiologique des anomalies congénitales en France dans les territoires couverts par un registre : période 2019-2021

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Santé périnatale et petite enfance en France entre 2012-2024