Impact de la pollution atmosphérique sur la santé des habitants de la région Auvergne-Rhône-Alpes
Pour la première fois, Santé publique France publie un rapport à l’échelle d’une région sur l’impact sur la santé de la pollution atmosphérique. Cette étude innovante s’appuie sur une modélisation fine des concentrations en polluants et fournit des résultats de morbidité en plus de la mortalité et à partir de plusieurs indicateurs de pollution (PM2,5, NO2 et Ozone). Ses résultats permettront d’informer le public, de sensibiliser et d’appuyer les acteurs locaux dans la mise en œuvre des politiques publiques visant à améliorer la qualité de l’air.
Principaux résultats
Chaque année, en Auvergne-Rhône-Alpes, près de 4 300 décès seraient attribuables à une exposition de la population aux particules fines (PM2,5) et 2 000 décès à une exposition de la population au dioxyde d’azote (NO2 : polluant traceur de la pollution liée au trafic), représentant respectivement 7% et 3% de la mortalité totale annuelle. Cette étude évalue également que près de 200 cancers du poumon, 780 accidents vasculaires cérébraux (AVC) et 550 passages aux urgences pour asthme chez les enfants seraient attribuables à l’exposition aux particules fines (PM2,5) et que l’exposition à l’ozone serait responsable chaque année, chez les personnes âgées de 65 ans et plus, de 900 hospitalisations pour causes cardiovasculaires et 240 hospitalisations pour causes respiratoires.
Chaque année, en Auvergne-Rhône-Alpes, près de 4 300 décès seraient attribuables à une exposition de la population aux particules fines et 2 000 décès à une exposition de la population au dioxyde d’azote.
Bien que la qualité de l’air s’améliore globalement tous les ans en Auvergne‑Rhône‑Alpes, la pollution de l’air ambiant reste un enjeu majeur pour la santé de la population de la région. Certains territoires restent plus touchés : les grandes agglomérations, la vallée du Rhône et de la Saône, les vallées alpines et, pour l’exposition à l’ozone, le sud de la région. Cependant, toute réduction de pollution, quel que soit le territoire, urbain, périurbain ou rural, permettra un bénéfice sanitaire pour la population.
Au‑delà des bénéfices sanitaires liés à la réduction de l’exposition aux polluants, les actions menées pour réduire cet impact notamment dans un contexte plus large d’urbanisme favorable à la santé, peuvent permettre des co-bénéfices conséquents sur d’autres déterminants de santé (activité physique, bruit, lien social, îlots de chaleurs…).
Infographie « Pollution de l’air ambiant : impact sur la santé en région Auvergne-Rhône-Alpes »
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