Hantavirus Andes : mise en place des investigations épidémiologiques et du contact tracing suite à la détection d’un cas importé sur le territoire

Les autorités sanitaires ont été informées d’un cas d’hantavirus Andes ayant transité sur le territoire. La souche Andes a été confirmée par le CNR ce jeudi 6 août. Le patient, isolé avec sa famille en Espagne, est une personne en voyage touristique qui a transité en France la deuxième quinzaine du mois de juillet. Le patient a présenté peu de symptômes et est guéri à ce jour. Des investigations épidémiologiques ont immédiatement été engagées afin de reconstituer son parcours sur le territoire français et d’identifier les personnes-contacts à risque (contrat-tracing)

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Les opérations de « contact tracing », sont menées par Santé publique France, les Agences régionales de santé et la Direction générale de la santé (DGS), sur la base d’une conduite à tenir produite par Santé publique France, l’ANRS-MIE et la mission nationale COREB.

Mise en place du contact-tracing

  • Santé publique France réalise les investigations en vue de reconstituer l’itinéraire du patient et la liste des contacts, et l’évaluation du risque pour les contacts en fonction des activités partagées avec le cas.
  • Les Agences régionales de santé (ARS) des lieux de résidence des personnes contacts se chargent de leur information et de leur suivi. Elles informent les personnes quant aux modalités de suivi et la conduite à tenir en cas de symptômes.
  • Le Corruss de la Direction générale de la santé (DGS) identifie les personnes contacts dans les transports (vols/trains), notamment internationaux, en lien avec les autorités sanitaires des pays concernés, et organise l’information et le suivi de ces personnes.

Compte tenu du caractère peu marqué et non grave des symptômes du cas ainsi que de la très faible quantité de virus observée dans les prélèvements ayant permis le diagnostic, les experts de l’ANRS-MIE, de la Coreb et de Santé publique France recommandent un isolement à domicile des personnes contacts, notamment les plus proches. Cette stratégie est conforme aux recommandations du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Ce patient n’a aucun lien avec le foyer épidémique d’hantavirus Andes survenu sur le navire de croisière Mv Hondius en mai dernier, avec à son bord près de 150 passagers de 23 nationalités. 
L’hantavirus Andes est présent de manière endémique dans de nombreux pays d’Amérique du Sud.