Chikungunya, dengue, virus west nile et zika en Occitanie. Bilan 2024.
Résumé
Le dispositif de surveillance renforcée de la dengue, du chikungunya et du Zika a été activé du 1er mai au 30 novembre, période d’activité du moustique tigre (Ae. albopictus) en France hexagonale.
Comme l’an dernier, la pression d’importation a été particulièrement élevée pour la dengue cette saison, en lien avec une circulation virale très active en Guadeloupe et en Martinique. Ainsi, du 1er mai au 30 novembre 2024, 2 107 cas de dengue ont été importés sur le territoire hexagonal (dont 55% en provenance des Antilles françaises).
En Occitanie, du 1er mai au 30 novembre 2024, ont été identifiés :
178 cas importés de dengue, 3 cas importés de chikungunya et 1 cas importé de Zika ;
Trois foyers de dengue autochtone (5 cas) :
1 cas dans l’Hérault résidant à Montpellier (sérotype non déterminé) avec contamination possible sur la commune de Pérols (date de début des signes (DDS) le 17/06) ;
2 cas intrafamiliaux dans les Pyrénées-Orientales (sérotype non déterminé) résidant sur la commune de Baho avec contamination possible à Florac en Lozère (DDS les 16/07 et 19/07) ;
2 cas de DENV-1 dans l’Hérault résidant à Vendargues (DDS les 08/09 et 09/09).
Chaque cas identifié, importé ou autochtone, a donné lieu à une investigation épidémiologique par l’Agence Régionale de Santé et déclenché l’intervention rapide des services de lutte antivectorielle (LAV) autour des 163 cas ayant été virémiques en Occitanie (88% des cas identifiés), afin de limiter le risque de transmission autochtone du virus. Au total, 216 prospections entomologiques et 189 traitements de lutte anti-vectorielle ont été réalisés dans la région.
Une recherche active de cas a été mise en œuvre autour des foyers de cas autochtones, pour déterminer l'étendue de la transmission locale et ajuster le périmètre du traitement LAV si nécessaire : sensibilisation des professionnels de santé et communiqués de presse pour sensibiliser la population générale et, selon le contexte, enquête en porte-à-porte dans une zone de 150 à 250 m de rayon.
Au cours de cette saison de surveillance, 72% des cas ont été identifiés grâce au signalement par les professionnels de santé ; 27% n’avaient pas été signalés et ont été identifiés à partir des données de rattrapage du réseau de laboratoires (transfert automatisé des résultats des laboratoires Eurofins Biomnis et Cerba à Santé publique France), et 1% étaient issus de la recherche active de cas autour des foyers de transmission autochtone.
Comme la saison passée, le signalement par un professionnel de santé a permis de réduire de 4 jours le délai médian entre la date de début des signes et l’identification des cas (délai médian de 12 jours par le rattrapage laboratoire vs 8 jours par un professionnel de santé). Les professionnels de santé ont ainsi un rôle clé à jouer : en diagnostiquant et signalant les cas de dengue, chikungunya et Zika, ils permettent l’intervention précoce des opérateurs de démoustication et réduisent le risque de transmission autochtone.
L’année 2024 a été une année record pour la transmission de dengue dans l’hexagone, avec 8 épisodes de transmission autochtone de dengue identifiés dans les autres régions pour un total de 78 cas : 7 foyers en région Provence-Alpes-Côte d’Azur (17 cas dans les Alpes-Maritimes, 18 cas dans le Vaucluse et 41 cas dans le Var) et 1 foyer en région Auvergne-Rhône-Alpes (2 cas dans la Drôme). Un cas autochtone de chikungunya a également été identifié en Ile-de-France.
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