COVID-19 : point épidémiologique en Nouvelle-Aquitaine du 23 juillet 2020
Résumé
Intensification de la circulation du virus en Nouvelle-Aquitaine
Au cours des trois dernières semaines, le nombre de cas positifs au SARS-CoV-2 a été multiplié par trois en Nouvelle-Aquitaine passant de 50 cas en semaine 26 (du 22 au 28 juin 2020) à 146 cas en semaine 29 (du 13 au 19 juillet 2020). Le taux d’incidence a ainsi augmenté pour atteindre 2,4 pour 100 000 habitants en semaine 29 contre 1,7 pour 100 000 la semaine précédente. Cette augmentation concerne principalement les personnes âgées de 15-44 ans pour lesquelles on observe un taux d’incidence de plus de 4/100 000 en semaine 29.
L’augmentation de l’activité des associations SOS Médecins pour suspicion de COVID-19 se poursuit en semaine 29 pour atteindre 5 % de l’activité totale contre 3 % la semaine précédente. La majorité de ces actes concernent une fois de plus les personnes âgées de 15-44 ans. Même si l’activité aux urgences pour suspicion de COVID-19 reste faible (moins de 1 % de l’activité totale), une légère hausse est observée dans la majorité des départements. Parallèlement, le nombre d’hospitalisation pour COVID-19 tend à augmenter dans la région avec 63 personnes hospitalisées au 21 juillet dont 12 en réanimation.
La transmission de l’infection à SARS-CoV-2 est en augmentation comme le témoigne l’ensemble de ces indicateurs et le nombre croissant de clusters identifiés dans notre région.
Respecter les mesures barrières
Cette recrudescence du nombre de cas est en partie liée à une baisse de l’adhésion aux mesures de protection individuelle (port du masque, respect de la distanciation sociale, utilisation de solutions hydro-alcoolique) couplée à une augmentation de la densité de la population en cette période estivale. A cela s’ajoute des comportements à risque notamment lors de soirées festives regroupant de très nombreuses personnes sans aucune protection se traduisant ensuite par l’installation des chaines de transmission et l’apparition de clusters. Les indicateurs épidémiologiques traduisent en effet ces comportements à risque avec des indicateurs à la hausse chez les jeunes.
Une nécessité de se faire dépister
Il est important de rappeler qu’il est fortement conseillé de se faire dépister dès l’apparition de symptômes, suite à un contact avec des personnes malades de la COVID-19 (même si asymptomatique, en tenant compte de la période d’incubation) ou lors d’un retour de zones où le virus circule fortement.
Aujourd’hui, nous avons connaissance du fait que de nombreuses personnes refusent de se faire dépister par crainte de devoir écourter leurs vacances en cas de résultat positif. Des comportements particulièrement à risque, notamment des participations à des festivités malgré la connaissance d’un statut positif à la COVID, ont également été identifiés comme étant à l’origine de l’apparition de clusters. Ce comportement contribue à la propagation du virus mais peut également mettre en danger l’entourage, notamment si celui-ci comprend des personnes fragiles (personnes âgées, personnes avec des facteurs de risque…).
Une vigilance maximale
Aujourd’hui, la situation épidémiologique n’est pas favorable à un arrêt de la circulation du virus et cela nous incite à maintenir la plus grande vigilance. Nous devons collectivement avoir une attention particulière dans tous les domaines : surveillance, prévention, dépistage…
Quelles que soient les raisons de chacun de freiner les actions de dépistage, de ne pas porter le masque et de limiter les actions de prévention, un élément essentiel doit être retenu : tout ce qui sera fait individuellement et collectivement pour lutter aujourd’hui contre la propagation du virus sera gagné pour les semaines à venir et notamment pour la période de la rentrée.
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