COVID-19 : point épidémiologique en Ile-de-France du 18 juin 2020
Résumé
Après une augmentation progressive des cas de Covid-19 début février, l’Ile-de-France a connu en mars une diffusion rapide des cas en communauté, l’épidémie atteignant un pic en semaine 13, du 23 au 29 mars. L’impact de l’épidémie a été majeur en Ile-de-France. Les Franciliens comptaient pour environ 40% des décès pour Covid-19 recensés en France depuis le 1er mars, que ce soit à l’hôpital ou en Ehpad.
Le confinement a été suivi par une diminution nette des recours aux soins pour Covid-19 observée d’abord en ambulatoire en semaine 14, du 30 mars au 5 avril, puis à l’hôpital à partir du 7 avril, qui s’est poursuivie, jusqu’en semaine 24, du 8 au 14 juin, cinq semaines après le déconfinement.
L’épidémie restait cependant active dans la région avec 28 hospitalisations pour Covid-19 chaque jour (moyenne de la semaine du 8 au 14 juin). Le taux d’hospitalisation restait 2,4 fois plus important que celui observé dans l’ensemble des autres régions. Ce taux a peu fluctué au cours des trois dernières semaines. Si on considère les indicateurs les plus précoces, la situation francilienne se rapproche de celle de la France métropolitaine avec un taux d’incidence standardisé des tests PCR légèrement au-dessus de la moyenne nationale (5,7 vs. 3,8 par 100 000 habitants). On observe cependant une disparité des situations départementales, avec un taux d’incidence des tests de 7,6 dans le Val-d'Oise contre 3,6 dans les Hauts-de-Seine. Le contrôle de l’épidémie procède maintenant principalement du contrôle de clusters. Ce numéro condensé du PER offre un focus sur l’investigation de cluster dans le Val-d’Oise et sur les formes pédiatriques graves de l’infection en Île-de-France (syndromes inflammatoires multi-systémiques pédiatriques).
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