Acceptabilité d'une intervention de prévention précoce à domicile, mise en place par les PMI, pour les populations vulnérables : Les enseignements de l'enquête "1000 parents / 1000 jours" de Santé publique France
Contexte : Santé publique France soutient les PMI pour qu'elles implantent davantage d'interventions préventives à domicile centrées sur le développement de la qualité des relations parents-enfants. Ce type d'intervention est reconnu comme efficace pour réduire les inégalités sociales de santé. Connaître l'acceptabilité de ce type d'intervention par le public concerné est essentielle pour établir une stratégie pertinente de dissémination. Méthode L'enquête a été réalisée par le prestataire BVA via questionnaires Internet du 24 février au 6 mars 2020. 775 parents d'enfant de 24 mois ou moins et 225 futurs parents (grossesse en cours) résidant en France métropolitaine ont répondu à l'enquête. La représentativité de l'échantillon est assurée par la méthode des quotas. Les résultats ont été redressés de sorte à être représentatifs des parents de jeunes enfants. Résultats 55% des répondants déclarent avoir envie de bénéficier de ce service. L'intérêt est plus prononcé chez les répondants primipares (63%) ou résidant en agglomération parisienne (69%). Les répondants les moins diplômés (40%) et ceux habitant en zone plutôt rurale (51%) sont les moins enclins à bénéficier de ce service. 61 % des répondants déclarant de pas souhaiter bénéficier de ce service, considèrent ne pas avoir besoin de conseils pour créer une relation calme et positive avec leur bébé, et 17 % craignent de recevoir des inconnus à leur domicile. Ce qui motive les répondants à bénéficier de ce service c'est les inquiétudes sur la santé de son bébé (52%), les conseils concrets pour l'organisation quotidienne avec bébé (51%), la gratuité du service (42%), la qualité relationnelle de l'intervenant (39%). Discussion L'acceptabilité pour les interventions préventives précoces à domicile est bonne. Mais elle varie suivant les groupes sociaux ou territoriaux. Or, ce n'est pas toujours les groupes qui déclarent le plus d'intérêt, qui ont le plus besoin de ces interventions. Les PMI devront adapter leurs stratégies de promotion de l'intervention en fonction des résultats de l'enquête pour ne pas risquer d’accroître les inégalités.
Congrès de la Société Française de Santé Publique (SFSP), Poitiers, 13-15 octobre 2021
Auteur(s) : Sempé Sandie, Gorza Maud, Lamarche Dorothée, Cardoso Thierry
Année de publication : 2021
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